Un pli est une déformation plastique (sans rupture) des roches sous l'effet de contraintes compressives horizontales. Vocabulaire des plis : • Anticlinal : pli convexe vers le haut (voûte), les couches les plus anciennes sont au cœur • Synclinal : pli concave (creux), les couches les plus récentes sont au cœur • Axe du pli : ligne de courbure maximale • Flancs : parties latérales du pli • Plan axial : plan qui divise le pli en deux parties symétriques • Coeur : partie centrale du pli Types de plis : • Pli droit : symétrique • Pli déjeté : asymétrique, plan axial incliné • Pli couché : plan axial horizontal (couche renversée) • Pli isoclinal : flancs parallèles (contraintes très intenses) Les plis se forment à grande profondeur où les roches sont chaudes et ductiles (se déforment sans casser). Ils sont caractéristiques des zones de compression (subduction et collision). Méthode de datation des plis : principe de superposition (couches les plus profondes = plus anciennes) → permis de reconstruire l'histoire structurale.
Une faille est une fracture dans la roche le long de laquelle il y a eu un déplacement relatif des deux blocs. Vocabulaire : • Lèvre supérieure (hanging wall) : bloc au-dessus du plan de faille • Lèvre inférieure (foot wall) : bloc au-dessous • Rejet : amplitude du déplacement • Plan de faille : surface de rupture **Types de failles selon le régime tectonique :** • Faille normale (ou directe) : lèvre supérieure s'affaisse → en extension (écartement). Angle ~60°. Présentes aux rifts, dorsales. • Faille inverse : lèvre supérieure remonte → en compression (rapprochement). Angle ~30°-45°. Présentes dans les chaînes de montagnes. • Faille décrochante (ou transformante) : déplacement horizontal → cisaillement. Angle ~90°. Dans les chaînes de collision et subduction, dominent les **failles inverses** (compression ← →). Différence avec les plis : les failles se forment à faible profondeur (roches froides et cassantes) ou sous des contraintes très intenses. On peut avoir des plis ET des failles dans la même région (plis en profondeur, failles en surface).
Une nappe de charriage est un grand ensemble de roches qui a été déplacé horizontalement sur de longues distances (dizaines à centaines de km) le long d'une surface de chevauchement subhorizontale. Comment se forment-elles ? Lors de la collision, la compression est si intense que des paquets de croûtes entiers se décollent de leur substratum et glissent horizontalement par-dessus les terrains adjacents, comme des couvertures se plissant sur un lit. Caractéristiques : • La surface de charriage (sole) est subhorizontale • Les roches transportées (allochtone) reposent sur des terrains d'âge souvent plus récent (paradoxe structural !) • Les nappes peuvent être empilées les unes sur les autres (duplex) Exemples : • Nappe de Glaris (Alpes suisses) : déplacée de plus de 40 km • Nappes des Alpes françaises (zone externe) • Nappes de Fès et de Taza au Maroc (Rif) Fenêtre tectonique : érosion de la nappe qui laisse apparaître les terrains autochtones (sous-jacents) en dessous → on voit les roches 'normalement' plus anciennes apparaître au cœur. Klippe : lambeau de nappe isolé par l'érosion, posé sur des terrains plus jeunes.
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C'est un ANTICLINAL ÉRODÉ. Normalement dans un anticlinal, les couches anciennes sont au cœur/centre (au-dessus des récentes). L'érosion a décapé la voûte, exposant les couches anciennes en surface au centre. Les couches récentes se trouvent en périphérie et vers le bas (sur les flancs). Ce type d'anticlinal érodé est appelé 'anticlinal ouvert' ou 'dôme érodé'.
C'est une faille INVERSE (chevauchement si l'angle est faible). La lèvre supérieure qui remonte indique une compression horizontale. Ce régime de compression est caractéristique des chaînes de collision ou de subduction où les plaques convergent. Le rejet vertical de 2 km témoigne d'une déformation intense et ancienne.