La réponse innée est la première ligne de défense : rapide (en quelques minutes à heures), non spécifique (même réponse contre tout agent étranger), sans mémoire. **Barrières physiques et chimiques :** • Peau (kératine imperméable aux micro-organismes) • Muqueuses (sécrètent du mucus qui piège les pathogènes) • Larmes, salive (contiennent du lysozyme qui détruit les parois bactériennes) • pH acide de l'estomac (détruit la plupart des bactéries ingérées) **Réponse inflammatoire :** Quand un pathogène pénètre l'organisme, les cellules lésées libèrent des molécules chimiques (histamine, cytokines) → vasodilatation et augmentation de la perméabilité des vaisseaux → afflux de phagocytes dans la zone. 4 signes cardinaux : Rougeur, Chaleur, Gonflement (œdème), Douleur **La phagocytose :** Les phagocytes (neutrophiles, macrophages) engloutissent et détruisent les pathogènes : 1. Chimiotactisme : attirés par les pathogènes 2. Adhésion : le phagocyte s'accroche au pathogène 3. Ingestion : formation d'un phagosome 4. Digestion : fusion avec lysosomes → destruction enzymatique 5. Élimination des débris
📊 Schéma — Réponse immunitaire spécifique
La réponse adaptative est spécifique à chaque antigène, plus lente (3–7 jours) mais plus puissante, avec mémoire immunologique. **Voie humorale (immunité à médiation humorale) :** Implique les lymphocytes B et la production d'anticorps (immunoglobulines). Etapes : 1. Présentation de l'antigène : les cellules dendritiques ou macrophages phagocytent le pathogène et présentent ses fragments (peptides) sur leurs molécules CMH-II aux lymphocytes T CD4⁺ 2. Activation des lymphocytes T CD4⁺ (auxiliaires) qui libèrent des cytokines 3. Les cytokines activent les lymphocytes B spécifiques de cet antigène 4. Multiplication clonale des lymphocytes B → clone de cellules identiques 5. Différenciation : plasmocytes (sécrètent des anticorps en grande quantité) + lymphocytes B mémoire **Structure et rôle des anticorps :** Un anticorps est une protéine en Y composée de 4 chaînes (2 lourdes + 2 légères) reliées par des ponts disulfure. Il possède 2 sites de fixation à l'antigène (sites Fab) et une partie Fc (fixe sur les cellules immunitaires ou active le complément). Actions : neutralisation, opsonisation, activation du complément.
**Voie cellulaire (immunité à médiation cellulaire) :** Implique principalement les lymphocytes T cytotoxiques (CD8⁺). Elle est cruciale pour éliminer les cellules infectées par des virus ou les cellules cancéreuses. Etapes : 1. Les cellules infectées présentent des peptides viraux sur leurs molécules CMH-I 2. Les lymphocytes T CD8⁺ reconnaissent le complexe [CMH-I + peptide viral] 3. Activation (aidée par les cytokines des T CD4⁺) → multiplication clonale 4. Les T CD8⁺ cytotoxiques (CTL) détruisent les cellules cibles par : • Sécrétion de perforine (perce des trous dans la membrane de la cellule cible) • Sécrétion de granzymes (enzymes qui déclenchent l'apoptose de la cellule cible) • Voie Fas/FasL (signal d'apoptose) 5. Formation de lymphocytes T mémoire **La mémoire immunologique :** Après la réponse primaire, des lymphocytes B et T mémoire persistent dans l'organisme des années voire toute la vie. Lors d'une 2ème exposition au même antigène → réponse secondaire plus rapide, plus intense → l'individu ne développe pas la maladie (immunité).
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Lors de la 1ère infection (réponse primaire), des lymphocytes B et T mémoire sont formés. Ces cellules mémoire persistent des années et sont plus nombreuses que les lymphocytes naïfs initiaux. Lors d'une 2ème exposition, les cellules mémoire reconnaissent immédiatement l'antigène et se mobilisent rapidement (2-3 jours au lieu de 7-10). La réponse secondaire est aussi plus intense car il y a plus de cellules effectrices.
Les T CD4⁺ (lymphocytes T auxiliaires) sont les 'chefs d'orchestre' de la réponse immunitaire : ils sécrètent des cytokines qui activent les lymphocytes B (voie humorale) ET les lymphocytes T CD8⁺ (voie cellulaire). Le VIH détruit spécifiquement les T CD4⁺ → en dessous d'un certain seuil (< 200/mm³), les deux voies de la réponse adaptative sont paralysées → l'organisme ne peut plus se défendre contre les infections opportunistes → SIDA.