La vaccination consiste à introduire dans l'organisme un antigène (sous une forme inoffensive) afin de provoquer une réponse immunitaire primaire et la formation de cellules mémoire, sans provoquer la maladie. Lors d'un futur contact avec l'agent pathogène réel, la réponse secondaire sera rapide et efficace. **Types de vaccins :** • Vaccins vivants atténués : pathogène affaibli qui ne cause pas la maladie mais est immunogène. Immunité solide et durable. Ex : rougeole, oreillons, rubéole (ROR), varicelle, tuberculose (BCG). • Vaccins inactivés (tués) : pathogène tué. Moins immunogène → nécessite des rappels. Ex : grippe (injectable), polio injectable. • Vaccins sous-unitaires (anatoxines, protéines) : seulement un fragment du pathogène. Très sûr. Ex : vaccin contre la diphtérie (anatoxine), vaccin contre l'hépatite B (protéine de surface). • Vaccins à ARNm : ARNm codant pour une protéine antigénique → cellules humaines produisent la protéine → réponse immunitaire. Ex : vaccins COVID-19 (Pfizer, Moderna). **Immunité collective :** Si suffisamment de personnes dans une population sont immunisées (vaccins ou infection naturelle), le pathogène ne peut plus se propager → protège aussi les personnes non vaccinées (immunité de groupe). Le seuil varie selon la contagiosité du pathogène (ex : rougeole : 95%).
La sérothérapie consiste à injecter des anticorps préformés (sérum immun) provenant d'un animal ou d'un donneur immunisé à une personne en danger. **Différence avec la vaccination :** • Vaccination = immunisation ACTIVE : l'organisme fabrique lui-même ses anticorps → durable mais lente (semaines) • Sérothérapie = immunisation PASSIVE : anticorps injectés de l'extérieur → action immédiate mais temporaire (quelques semaines à mois, car les anticorps injectés sont progressivement dégradés et il n'y a pas de mémoire immunologique) **Indications :** • Morsures de serpents venimeux (sérums antivenimeux) • Tétanos chez une personne non vaccinée • Rage (combinée avec la vaccination : post-exposition) • Diphtérie • Botulisme **Préparation du sérum :** On immunise un animal (cheval, mouton) avec l'antigène → l'animal produit des anticorps → on prélève son sérum → purification des anticorps → injection au patient. **Immunoglobulines humaines :** Actuellement, on utilise souvent des immunoglobulines purifiées à partir du sang humain ou des anticorps monoclonaux produits en laboratoire (plus sûrs et plus spécifiques).
Une greffe (transplantation) consiste à transférer un organe, un tissu ou des cellules d'un donneur à un receveur. **Types de greffes :** • Autogreffe : tissu prélevé sur le patient lui-même. Pas de rejet (ex : greffes de peau pour grands brûlés). • Allogreffe : tissu d'un donneur de la même espèce (le plus courant). Risque de rejet. • Xénogreffe : tissu d'une espèce différente (porc → homme). Très expérimental. **Le rejet de greffe :** Les lymphocytes T CD8⁺ du receveur reconnaissent les molécules HLA (CMH) du greffon comme étrangères → destruction des cellules du greffon → rejet. Pour minimiser le rejet : • Typage HLA : choisir un donneur avec les molécules HLA les plus proches possible du receveur • Traitement immunosuppresseur (ciclosporine, azathioprine, corticoïdes) : réduire la réponse immunitaire Inconvénient des immunosuppresseurs : augmente le risque d'infections et de cancers. **Greffe de moelle osseuse (greffe de cellules souches hématopoïétiques) :** Indiquée pour les leucémies, lymphomes, aplasies médullaires, déficits immunitaires. • La moelle osseuse du receveur est détruite (chimiothérapie + irradiation) • Injection de cellules souches du donneur (compatibilité HLA cruciale) • Risque spécifique : GVH (Graft Versus Host Disease = réaction du greffon contre l'hôte) : les lymphocytes du donneur attaquent les organes du receveur
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Les immunoglobulines (sérothérapie) assurent une protection IMMÉDIATE (passive) car le virus de la rage est à action rapide et l'enfant n'a pas le temps de fabriquer ses propres anticorps. Cependant, cette protection est temporaire. Le vaccin déclenche en parallèle une réponse immunitaire ACTIVE : l'organisme commence à fabriquer ses propres anticorps et des cellules mémoire. Au bout de 2-3 semaines, l'immunité active prend le relais quand les immunoglobulines se sont dégradées.
La GVH survient quand les lymphocytes T du donneur (présents dans la greffe) reconnaissent les antigènes HLA du receveur comme étrangers et les attaquent. C'est particulièrement grave lors des greffes de moelle osseuse car : (1) le greffon contient une grande quantité de lymphocytes T actifs provenant du donneur, (2) le système immunitaire du receveur a été préalablement détruit (conditionnement), donc ne peut pas éliminer les cellules du donneur. La GVH touche principalement la peau, le foie et l'intestin.